Critique de “Soulcatcher” sur Netflix : Un mélange fade d'”Overlord” et “Kingsman: The Secret Service”

Critique de “Soulcatcher” sur Netflix : Un mélange fade d'”Overlord” et “Kingsman: The Secret Service”

Le pire que de regarder un film mal fait ? Regarder un film mal fait qui avait le potentiel d’être incroyable. Prenons par exemple Samaritan et Awake, deux films qui auraient pu être géniaux mais qui ont malheureusement échoué à susciter de l’intérêt chez les spectateurs. Et si nous parlons de films de science-fiction sur Netflix, parlons du Paradoxe Cloverfield, un film qui n’a pas su exploiter pleinement son casting de stars ni tirer parti de ses retournements de situation. Et tous ces problèmes se retrouvent dans Soulcatcher.

Dans Soulcatcher, nous suivons un groupe de mercenaires chargés de sauver une femme enlevée par un seigneur de guerre. Mais dès leur arrivée sur le territoire ennemi, ils rencontrent des signes inquiétants : leur guide est mort, une femme étrange apparaît dans l’ombre avec des tatouages sur le visage et des bruits de chuchotements flottent dans l’air. Malgré cela, les mercenaires continuent leur mission et parviennent à récupérer la femme. Mais ils se retrouvent attaqués par une horde de personnes enragées. C’est à ce moment-là que le chef du groupe, Kiel, réalise qu’il y a quelque chose d’horrible en jeu. Leur mission évolue donc d’un simple sauvetage à une mission de recherche et de destruction avant que cette machine ne soit utilisée contre le monde.

L’introduction du film Soulcatcher donne l’impression qu’on entre dans un film où un groupe de soldats est dépassé par quelque chose de surnaturel. Mais au lieu de rester dans cet environnement forestier rempli de créatures zombie, les soldats finissent par partir et reviennent plus tard avec des renforts, pour finalement repartir à nouveau avant de revenir une dernière fois. Ce va-et-vient constant empêche l’histoire de prendre de l’ampleur et révèle le manque de profondeur de l’écriture des scénaristes, Daniel Markowicz et Dawid Kowalewicz. Le film ne parvient pas à exploiter pleinement les sous-intrigues politiques et à donner aux personnages des personnalités mémorables. De plus, les scènes d’action manquent d’urgence et souffrent d’un mauvais travail de caméra et de montage.

Malgré tous ces problèmes, les acteurs font de leur mieux pour convaincre les spectateurs que cette mission est importante. Piotr Witkowski est particulièrement convaincant dans son rôle d’action et apporte une bonne dose de diversité culturelle au film. Michalina Olszanska offre une belle alchimie avec Piotr, mais au détriment de l’histoire de vengeance de Kiel. Les autres membres du casting font un travail correct, mais ne parviennent pas à se démarquer.

En conclusion, Soulcatcher est un film décevant qui aurait pu être bien meilleur s’il avait été mieux écrit et réalisé. Si vous êtes en manque de sommeil, il pourra peut-être vous aider à vous endormir. Sinon, je vous recommande plutôt de regarder des films comme Overlord, Predator, Dog Soldiers, Aliens ou Outpost si vous recherchez un film avec des combats contre des créatures surnaturelles dans un cadre rural. Et si vous êtes intéressé par des films sur le lavage de cerveau ou le contrôle mental à grande échelle, je vous recommande Kingsman : Services secrets, Hirak Rajar Deshe, The Matrix ou V pour Vendetta. Mais cela n’est que mon opinion. Regardez Soulcatcher, faites-vous votre propre avis et n’hésitez pas à partager vos réflexions.

Source : dmtalkies.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.