Critique : Le lapin de velours – le lien avec Matthew Perry le rend encore plus poignant | Télévision

Une histoire touchante de jouets

Il est assez fascinant de voir comment les jouets qui prennent vie touchent autant notre cœur. Si vous n’êtes pas envahi par les larmes à la fin du film Le Bonhomme de neige ou Toy Story 3, c’est que vous avez une force bien supérieure à la mienne. Leur charme réside dans la représentation de l’innocence de l’enfance, dans la pureté déchirante de la joie liée aux jouets, ainsi que dans le thème de la perte : le Bonhomme de neige fond, les héros de la boîte à jouets sont mis au rebut. Être vivant, c’est ressentir le rejet, l’indifférence, être passé par pertes et profits, pour finalement mourir et être oublié. C’est déjà le triste destin de l’humanité – pouvons-nous au moins épargner les ours en peluche ?

Un chef-d’œuvre pour enfants

“The Velveteen Rabbit”, un charmant livre pour enfants de Margery Williams publié en 1922, raconte l’histoire d’un lapin en peluche offert à un petit garçon pour Noël, qui, lors d’une séance de jeu, se voit dire par le sage “Skin Horse” qu’il peut devenir réel s’il est suffisamment aimé par son propriétaire. Le petit garçon finit par l’adopter et le déclare “réel”. Mais un jour, le lapin en peluche, après avoir rencontré d’autres vrais lapins, développe un désir de devenir réellement réel. Plus tard – quand le lapin est délaissé, ayant été le compagnon le plus précieux du garçon pendant une scarlatine – son vœu se réalise.

Une adaptation cinématographique britannique

Après de nombreuses adaptations cinématographiques aux États-Unis, nous avons la première version significative britannique. Réalisé par Tom Bidwell, qui a déjà adapté “Watership Down” de la BBC en 2018, ce film se déroule dans une maison de campagne pittoresque, avec une tante bienveillante, des décors couleur pastel et une magnifique garde-robe tricotée. En plus du déménagement du protagoniste, le réalisateur ajoute une intrigue supplémentaire qui explique le fort attachement de l’enfant à ce lapin en peluche, pourtant apparemment trop enfantin pour lui.

Le film est touchant, malgré une mise au point nécessaire de l’intrigue. Les nouvelles interjections ajoutées par Bidwell modifient le message et nous amènent à une réflexion plus approfondie sur la signification de la réalité. Néanmoins, ce qui est essentiel est le message émotionnel du film : l’amour est ce qui nous rend réels. Du score grandiose aux plans sur les visages tristes, le film explore la puissance des sentiments avec émotion.

Conclusion

Malgré le thème festif et le magnifique savoir-faire impliqué, il est difficile d’imaginer que cette adaptation devienne un classique télévisé de Noël, tragiquement. Cependant, il s’agit sans aucun doute d’une touchante élégie pour le cœur humain.

Source : www.theguardian.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.