Critique : “Lessons in Chemistry”, la mini-série avec Brie Larson, mélange tous les ingrédients parfaits sur Apple TV+

La nouvelle mini-série d’Apple TV+ “Lessons in Chemistry” mélange tous les bons ingrédients et le fait si habilement que cela semble être une science exacte.
Une adaptation réussie
Basée sur le roman du même nom de l’auteure Bonnie Garmus, qui a été salué comme le livre de l’année par Barnes & Noble en 2022, l’histoire suit la chimiste Elizabeth Zott. Elle est renvoyée de son poste de technicienne de laboratoire par ses collègues masculins misogynes à l’Institut de recherche Hastings. Elle a le dernier mot en animant une émission de cuisine intitulée “Supper at Six”, transcendant ainsi la cuisine pour enseigner aux femmes au foyer des concepts scientifiques dans l’Amérique des années 1960.
Une performance remarquable de Brie Larson
Le rôle nous rappelle à quel point Brie Larson est une grande actrice, rappelant son génie précoce dans le film “Short Term 12” (2013), le bijou indépendant “The Spectacular Now” (2013), la comédie grivoise “Trainwreck” (2015) et son chef-d’œuvre oscarisé “Room” (2015) avant de s’enliser dans des blockbusters comme “Kong: Skull Island” (2017), “Captain Marvel” (2019) et “Avengers: Endgame” (2019).
Dans “Lessons in Chemistry”, elle fait basculer son jeu d’actrice pour montrer un autre côté de son talent. Ses expressions faciales maîtrisées reflètent la compréhension clinique du personnage du monde, tandis que sa façon de délivrer ses répliques de manière intentionnellement robotique rappelle l’intelligence artificielle d’Alicia Vikander dans “Ex Machina” (2015), mais cette fois sans le “regard masculin”. Au contraire, elle incarne Marie Curie dans un monde de Betty Drapers, s’adressant (et non méprisant) à un public féminin en direct.
Un amour transcendant
Elle surmonte son propre traumatisme passé en nouant une romance éternelle avec son collègue chimiste Calvin Evans, interprété par Lewis Pullman, le fils de Bill Pullman. Calvin écoute du jazz pour adopter une approche fluide de la recherche, se vidant la tête en ramant et en courant avec son chien Six-Thirty (voix de B.J. Novak). Leur amour transcende le temps et le mariage traditionnel, donnant naissance à une fille précoce, Madeline, qui veut retrouver son grand-père paternel.
Un casting solide
Le casting est complété par Aja Naomi King dans le rôle de son amie Harriet Sloane, qui dirige des manifestations pour les droits civiques contre la construction d’une autoroute dans un quartier noir, Patrick Walker dans le rôle du révérend Wakely, qui devient le correspondant de Calvin pour des débats entre science et foi, Stephanie Koenig dans le rôle de Fran Frask, la secrétaire occupée de Hastings, Kevin Sussman dans le rôle du producteur de télévision et allié féministe Walter Pine, et Rainn Wilson dans le rôle du directeur têtu de la télévision, Phil Lebensmal.
La polyvalence du créateur
Les téléspectateurs ne seront pas surpris de voir Dwight Schrute. La mini-série est développée par Lee Eisenberg, qui a écrit et réalisé des épisodes de “The Office” sur NBC avant de créer “Jury Duty” sur Amazon plus tôt cette année. Alors que ces comédies hilarantes étaient filmées dans un style de faux documentaire, “Lessons in Chemistry” prouve la polyvalence d’Eisenberg en créant un drame historique avec une structure plus traditionnelle mais un placement de caméra efficace.
Une recette réussie
Contrairement à l’adaptation précédente de Larson, “The Glass Castle” (2017), qui ajoutait un dispositif narratif inutile au roman à succès de 2005, “Lessons in Chemistry” est relativement facile à suivre, ne sacrifiant jamais l’accessibilité pour l’art ou vice versa. Les épisodes offrent de nombreux rebondissements choquants sans perdre de vue la narration ou le thème central de l’histoire : le féminisme résilient dans un monde dominé par les hommes qui existe encore aujourd’hui.
Certains critiques pourraient trouver cela un peu stéréotypé et suivant les instructions exactes d’un livre de recettes éprouvé, mais pour moi, une bonne recette est une bonne recette, et lorsque cette émission sort du four, elle est satisfaisante de toutes les bonnes manières. Nous rions, nous pleurons, nous apprenons sur l’humanité, nous voyons comment le passé de la nation se répercute dans notre présent et nous sommes inspirés pour devenir de meilleures personnes nous-mêmes. Si cela n’est pas une émission de télévision réussie, alors je ne sais pas ce que c’est.
Source : wtop.com
