Découvrez l’histoire sombre de Deer Lady dans ‘Reservation Dogs’ et une leçon d’histoire essentielle

Réserver Dogs : plongée sombre dans l’origine de Deer Lady
[Introduction]
Dans le dernier épisode de la saison 3 de Réserver Dogs, intitulé “Deer Lady”, la série prend un tournant sombre en explorant les origines de la figure mythologique éponyme, interprétée par Kaniehtiio Horn. Ce nouvel épisode révèle toute l’histoire de Deer Lady, qui punissait les hommes coupables avant de rencontrer Bear (D’Pharaoh Woon-A-Tai), coincé après avoir manqué son bus. Alors qu’il apprend qui elle est, Bear est soulagé de découvrir que Deer Lady ne lui veut pas de mal. Elle lui propose même de le ramener à la réserve, après quelques parts de tarte dans un diner, avec une halte en chemin. L’histoire de Deer Lady est sombre et se dévoile lors de son arrivée dans l’un des pensionnats responsables de la dépossession linguistique des jeunes Autochtones. Ces pensionnats sont également considérés comme des “maisons de l’horreur”, où les nonnes et les hommes chargés de l’encadrement abusaient des élèves, qualifiés par Deer Lady de “loups humains”. Un soir, lorsque son meilleur ami Koda (Michael Podemski-Bedard) est arraché de son lit et tué, Deer Lady prend la fuite et rencontre un cerf qui lui parle, lui offrant son aide et l’entraînant vers une transformation spirituelle.
[Partie 1 : Un épisode terrifiant]
La première moitié de l’épisode joue comme un film d’horreur, avec les adultes du pensionnat qui parlent un langage incompréhensible pour illustrer ce que les enfants autochtones auraient vécu dans cette situation. L’épisode parvient à montrer l’ampleur de ces horreurs sans jamais les représenter de manière explicite. Selon le réalisateur Danis Goulet, il s’agit d’un équilibre délicat : “C’est le plus difficile, c’est comme marcher sur un fil tendu. C’était une réflexion constante dans chaque choix que nous faisions… Si on va trop loin, je ne pense pas que les gens pourront le supporter, mais si on n’en montre pas assez, on n’est pas vraiment honnête.” Pour garantir l’authenticité des histoires racontées, Goulet explique qu’ils ont travaillé avec une consultante exceptionnelle, Denise Lajimodiere, auteure d’un livre sur les pensionnats, intitulé “Stringing Rosaries”. Ce livre dévoile les horreurs qui se sont produites dans ces établissements.
[Partie 2 : L’importance de la langue autochtone]
L’histoire des pensionnats autochtones est rarement abordée à la télévision, c’est pourquoi Goulet et son équipe ont souhaité montrer la gravité de la situation. Selon Goulet, en s’en prenant aux enfants, il s’agissait d’une véritable forme de guerre menée contre un peuple. Ce que peu de gens savent aujourd’hui, c’est que ces enfants étaient enlevés à leurs parents par la loi pour les assimiler et éradiquer leur culture. Les dégâts causés par cette politique se ressentent encore aujourd’hui, notamment à travers la diminution du nombre de locuteurs autochtones et francophones en Amérique du Nord. Dans cet épisode, la langue Kiowa est mise en avant, avec les jeunes versions de Deer Lady (Georgeanne Growingthunder) et de Koda qui s’expriment dans cette langue, tout comme les autres enfants du pensionnat. Les acteurs Michael Podemski-Bedard et Georgeanne Growingthunder ont dû apprendre la langue pour jouer ces scènes, avec l’aide du consultant linguistique Warren C. Queton.
[Partie 3 : Préserver la langue Kiowa]
En enseignant la langue aux acteurs, Queton explique qu’ils ont eu quelques réunions en visioconférence pour travailler sur les différents sons. Il souligne que la langue Kiowa est très différente de celle qu’ils avaient l’habitude de parler, mais du fait de leur jeune âge, les enfants ont pu facilement s’approprier les nouveaux éléments. Après avoir donné les lignes de dialogue aux acteurs, Queton leur a demandé de les répéter à voix haute afin de peaufiner leur prononciation. Les jeunes acteurs ont été très réceptifs à ces conseils, même s’ils avaient parfois peur de mal prononcer les mots. La visioconférence a permis d’atténuer cette appréhension en leur offrant la possibilité de ne plus voir les visages des personnes qui les enseignaient et de se concentrer uniquement sur l’écoute. Il était essentiel que les enfants parlent Kiowa, afin de contraster avec les adultes qui s’exprimaient de manière incompréhensible, une écriture scénaristique brillante de Sterlin Harjo, créateur de la série.
[Conclusion]
Cet épisode de Réserver Dogs continue de promouvoir la préservation des langues autochtones. Deer Lady, en poursuivant sa quête de vengeance, trouve également une certaine consolation en éliminant l’homme responsable de la mort de son ami. Cette épisode a permis de mieux comprendre le personnage de Deer Lady et a ravi la réalisatrice Danis Goulet : “J’étais absolument ravie lorsque j’ai lu l’épisode et que j’ai su que j’allais travailler non seulement sur Deer Lady, car c’est un personnage incroyable, mais aussi avec Kaniehtiio Horn, une actrice exceptionnelle.” Cette histoire a touché les acteurs et le public, et en mettant en avant la langue Kiowa, elle a suscité l’espoir de voir une renaissance linguistique chez les Autochtones. Avec des chiffres alarmants de locuteurs Kiowa, il est temps d’agir et de faire perdurer cette langue ancestrale. La série Réserver Dogs nous rappelle l’importance de préserver ces trésors culturels uniques.
Source : www.tvinsider.com
