Films Netflix: la barrière invisible | Actualités, Sports, Emplois

Le streaming illimité : force et faiblesse
Les services de streaming ont une force évidente : ils inondent l’univers de contenu. Il semble que chaque idée ait sa place – chaque prémisse à moitié cuite, chaque histoire d’origine malavisée, chaque redémarrage non demandé. En 2022, Netflix seul a produit presque trois originaux… PAR JOUR ! Oui, vous avez bien lu : PAR JOUR ! Et ce n’est qu’un seul service de streaming. Nous vivons à l’ère du contenu constant.
C’est là que réside la faiblesse évidente : le choix conscient de privilégier la quantité par rapport à la qualité. Peu importe la qualité d’un produit lorsque le flux est si rapide. Le produit est seulement conçu pour être partiellement vu en chemin vers autre chose. La question maintenant est la suivante : est-il assez bon pour être du bruit blanc ?
Les films Netflix ont un plafond invisible. Une fois visionnés, ils semblent toujours être juste assez bons pour passer, mais jamais assez bons pour durer. Souvent, ils semblent oubliables à dessein, comme si le spectateur était censé se goinfrer au lieu de savourer. Il y a eu des exceptions – Klaus (2019), Roma (2018), All Quiet on the Western Front (2022), The Mitchells vs. the Machines (2021) pour n’en nommer que quelques-unes – mais la grande majorité est juste moyenne.
Maestro
L’assistant chef d’orchestre de l’Orchestre philharmonique de New York, Leonardo Bernstein (Bradley Cooper), reprend la direction lorsque le chef d’orchestre tombe malade. Avec peu de préparation, il monte sur le podium et saisit sa destinée. À partir de ce moment, Leonard Bernstein est une sensation.
Bien qu’il soit homosexuel pratiquant, il est épris de la jeune actrice Felicia Montealegre (Carey Mulligan). Les deux finissent par se marier et ont trois enfants. Des décennies passent, des comédies musicales sont composées, des scores sont réalisés, des orchestres (et des aventures) sont dirigés, des grands sourires sont posés pour la caméra et de nombreuses larmes sont versées à la maison. Avec la célébrité vient la liberté sexuelle pour Leonard mais la stagnation personnelle pour Felicia. Quelque chose doit céder.
Si ce film fait quelque chose, c’est qu’il essaie vraiment fort. Vous vous souvenez de ce gamin au collège qui répondait à toutes les questions et voulait absolument que vous le remarquiez… eh bien, ce film, c’est ce gamin. Le réalisateur/scénariste/acteur Bradley Cooper vise cet Oscar, et il refuse de passer inaperçu. C’est cette tonalité ostentatoire qui irrite mes sensibilités. Franchement, cela me rend fou. La mise en scène a un peu de panache mais elle est surtout du vent. Le scénario trébuche sur cette histoire avec presque pas de drame. Son jeu d’acteur touche quelques notes mais se perd dans la musique.
May December
Elizabeth Berry (Natalie Portman) a obtenu le rôle de sa vie. Celui qui propulsera sa carrière au niveau supérieur. Celui avec de la profondeur. Celui avec de l’intrigue. Il a tout : une liaison torride entre une enseignante et son élève de septième année, un enfant illégitime engendré en prison, le mariage controversé qui a suivi… oh, et c’est une histoire vraie ! C’est le rôle de Gracie Atherton-Yoo.
Pour vraiment se plonger dans le rôle, Elizabeth passe du temps avec la vraie Gracie (Julianne Moore), toujours mariée à son ancien amant Joe (Charles Melton). Elizabeth découvre une famille normale, une famille qui fait des gâteaux, organise des fêtes, célèbre des étapes, mais ne peut s’empêcher de remarquer un courant sous-jacent. Une ombre tacite qui est évitée plutôt que traitée. En dévouement à son rôle à venir, Elizabeth ressent le désir d’illuminer cette obscurité.
Leave the World Behind
Chaque froncement de sourcils et chaque haussement d’épaules d’Amanda Sandford (Julia Roberts) lui fait détester l’humanité. Elle ne peut pas rentrer plus vite à la maison depuis le travail, désirant échapper au défilé sans fin de bêtise qui parcourent les rues de New York. Elle prend une décision impulsive : une escapade en famille au plus. Son mari Clay (Ethan Hawke) est enthousiaste à l’idée, tandis que ses deux enfants Archie et Rose n’ont pas leur mot à dire.
La maison de vacances est époustouflante et élégante : la plage, les équipements, la piscine. Il paie de détester autant sa mère, je suppose ! Puis les choses deviennent un peu étranges : des gens bizarres qui stockent des nécessités, des cargos s’échouant, des appareils électroniques qui déraillent, des regards menaçants de la part de la faune. Pour ajouter un peu plus de bizarrerie, les véritables propriétaires viennent frapper à la porte cette nuit-là et exigent presque l’entrée chez eux.
Source : www.newsandsentinel.com
