Le message de ‘Hijack’ sur Apple TV : Ne soyez pas un héros

Découvrez le nouveau show d’Idris Elba sur Apple TV+, “Hijack”. Attention, spoilers ci-dessous !
Un négociateur d’entreprise pas comme les autres
Dans cette mini-série en sept épisodes, nous suivons l’histoire de Sam Nelson, joué par Idris Elba, un talentueux négociateur d’entreprise à bord d’un Airbus A330 en route de Dubaï à Londres. Mais au lieu de combattre les pirates de l’air qui ont pris le contrôle de l’avion, il met tout en œuvre pour faciliter leurs efforts. Son objectif : rentrer chez lui retrouver sa famille.
Son approche consiste à aider les pirates de l’air, à gérer les passagers, à apaiser leur colère et à décourager toute résistance. Il va même jusqu’à rendre l’arme d’un pirate de l’air. Malgré les chances de succès élevées en cas de résistance, il choisit la voie de la coopération.
La question de la résistance
En regardant cette série, nous ne pouvions nous empêcher de crier “Faites quelque chose !” à Elba et aux passagers, collés à leurs sièges. Il semble que la série illustre une mentalité répandue selon laquelle il vaut mieux coopérer avec les criminels plutôt que de leur résister. Mais est-ce réellement la meilleure approche ?
On ne peut s’empêcher de penser que les plus de 200 passagers à bord de l’avion auraient pu facilement maîtriser les cinq pirates de l’air qui se trouvaient dans différentes parties de l’appareil. Une poignée de jeunes américains auraient pu en venir à bout en moins de 20 minutes. Mais cela aurait empêché la série de se dérouler épisode après épisode.
La résistance est-elle inutile ?
Le message de la série est clair : il ne faut pas résister brutalement mais plutôt faire preuve de réflexion. Les deux passagers qui souhaitent s’opposer aux pirates de l’air sont rapidement identifiés et facilement neutralisés. Ils passent le reste de la série attachés et impuissants, tandis que le personnage d’Elba met en place des stratégies qui ne font qu’empirer la situation.
Il y a même une scène où le personnage d’Elba sauve un pirate de l’air blessé grâce à un tube thoracique improvisé. Les producteurs semblent confondre cet outil avec celui utilisé pour aider une personne étouffante. La question de savoir pourquoi il est bien de sauver la vie d’un pirate de l’air reste sans réponse.
Les conséquences politiques
Pendant que la situation se déroule à bord de l’avion, les politiciens au sol se disputent pour savoir si les pirates de l’air sont des “terroristes” ou simplement des “criminels”. Il est intéressant de noter que le conservateur, un homme blanc cinquantenaire, se fait facilement berner par les criminels. Les politiciens de la série semblent suivre un schéma bien connu dans certaines zones urbaines à tendance libérale, où la justice pénale et l’activisme communautaire règnent en maîtres.
À Indianapolis, le maire démocrate lance une multitude d’initiatives pour la paix qui n’intéressent que ceux qui étaient déjà pacifiques. Pendant ce temps, les fusillades font régulièrement la une des journaux. La ville a également adopté en juillet un ensemble de mesures de contrôle des armes à feu “aspirationnelles” qui promet de rendre la ville sans “armes d’assaut” et de permettre le port d’armes sans permis ou dissimulé – si l’assemblée législative de l’État le permet (ce qui ne sera pas le cas et les criminels ne suivront de toute manière pas les nouvelles règles).
Le déclin d’Indianapolis
Indianapolis, bien que n’étant ni Seattle ni San Francisco, a connu une baisse indéniable de la qualité de vie dans son centre-ville. Les membres de notre famille ont déjà été verbalement agressés par des personnes sans-abri alors qu’ils mangeaient dans un restaurant en terrasse. Ces expériences ne sont malheureusement pas rares.
Il n’est donc pas étonnant de constater que le département de police de la ville ait du mal à maintenir ses effectifs et à recruter de nouveaux officiers. Dans les villes contrôlées par les démocrates, les forces de police diminuent et les administrations inventent sans cesse de nouvelles façons d’éviter de reconnaître les problèmes réels, sans parler de les résoudre. Une catastrophe semble inévitable et seule une application plus précoce et plus judicieuse de la force aurait pu suffire à rétablir l’ordre.
Une fin prévisible
La série se termine inévitablement par un crash catastrophique alors que l’avion d’Elba perd de l’altitude au-dessus de Londres. Cependant, en repensant aux épisodes précédents, on peut identifier plusieurs moments où l’utilisation de la force aurait pu mettre fin à la crise. Cela aurait nécessité que le personnage d’Elba et les autres reconnaissent pleinement la vérité de leur situation et prennent des mesures pour y mettre fin.
Malgré le bilan sanglant et désastreux, il semble qu’Elba se soit engagé dans ce projet en lui donnant une pleine liberté. Il a déclaré ailleurs : “Je ne voulais pas jouer le dur, ni le héros… Je voulais qu’il soit faible et fragile”. Malheureusement, cette masculinité toxique ne conduit pas à la paix. Elle encourage l’agression violente.
Source : thefederalist.com
