Les rivaux de Netflix perdent plus de 5 milliards de dollars

Les géants du divertissement traditionnel en difficulté
Les plus grandes entreprises de divertissement traditionnel du monde sont confrontées à un moment crucial en 2024 après avoir perdu plus de 5 milliards de dollars au cours de la dernière année en raison des services de streaming qu’elles ont construits pour concurrencer Netflix.
Disney, Warner Bros Discovery, Comcast et Paramount – les conglomérats de divertissement américains en expansion depuis des décennies – sont sous pression pour réduire ou vendre leurs activités héritées, réduire la production et diminuer les coûts après avoir subi des milliards de pertes sur leurs plateformes numériques.
Une possible consolidation dans l’industrie du streaming
Après une période difficile en 2022, Netflix s’est démarqué de ses concurrents – notamment en étant rentable. Les bénéfices de son dernier trimestre ont dépassé les attentes de Wall Street alors qu’il ajoutait 9 millions de nouveaux abonnés – la plus forte augmentation depuis début 2020, lorsque les lockdowns liés à la Covid-19 ont entraîné une hausse.
Les principaux services de streaming ont augmenté agressivement leurs tarifs en 2023. Maintenant, les analystes, investisseurs et dirigeants prédisent que des consolidations pourraient en résulter l’année prochaine alors que certains des plus petits services se regroupent ou sortent de la guerre du streaming.
Disney et les difficultés rencontrées
Disney, la plus grande entreprise de médias traditionnels, est en plein milieu d’une restructuration drastique qui a entraîné 7 000 suppressions d’emplois et des attaques d’investisseurs activistes. Elle a perdu plus de 1,6 milliard de dollars sur ses activités de streaming au cours des neuf premiers mois de 2023, durant lesquels son service Disney+ a gagné 8 millions d’abonnés. La société affirme qu’elle sera rentable dans le streaming fin 2024.
Bob Iger, PDG de Disney, a ouvertement envisagé si certains de ses actifs cadraient toujours avec l’entreprise, laissant supposer qu’il envisageait des cessions. Mais aucun accord n’a abouti, ce qui a conduit certains investisseurs à conclure qu’il y a peu d’appétit parmi les sociétés de capital-investissement ou de technologie pour acquérir des activités héritées.
Source : arstechnica.com
