L’histoire derrière l’industrie des ados en difficulté

Les violations des droits de l’homme, la violence, les traumatismes. Ces mots ne sont malheureusement pas seulement réservés aux prisons fédérales pour adultes, mais trouvent également leur place dans les centres de réforme des adolescents aux États-Unis. Ces jeunes, parfois âgés de seulement 13 ans, sont emmenés dans des institutions qui promettent des solutions, mais qui s’avèrent souvent être une source de traumatismes et parfois même de décès.
Des programmes de réforme mortels
Les documentaires récents tels que “Hell Camp” de Netflix décrivent le début et l’issue funeste de programmes comme celui de la fondation Challenger. Créé par feu Steven Cartisano, un vétéran et homme d’affaires, il prônait un programme de survie en pleine nature pour transformer des adolescents difficiles en leaders en les forçant à marcher 800 kilomètres dans le désert de l’Utah. Malheureusement, ces programmes sont souvent associés à des cas d’abus et se révèlent parfois fatals.
Ces programmes habillement présentés comme des solutions aux problèmes des adolescents difficiles, ne sont pas seulement inefficaces mais parfois aussi mortels. Ils donnent lieu à des abus, des traumatismes et des décès, comme on le voit dans l’exemple du Challenger Foundation.
L’industrie des adolescents difficiles
Les centres de réforme pour adolescents, les camps militaires ou religieux constituent une véritable industrie aux États-Unis qui brasse des milliards de dollars. Bien que peu réglementée, elle s’est imposée comme une solution toute faite pour les parents inquiets. Cependant, selon la National Youth Rights Association, ces programmes disciplinaires basés sur la punition ou le comportement corporel augmentent de huit pour cent la probabilité qu’un enfant continue ses actions, alors que la thérapie autorisée par la loi peut réduire la récidive de treize pour cent.
La réalité des traitements dans ces centres de réforme
Des enfants exposés à des traitements brutaux de la part du personnel non formé, des abus sexuels, de la maltraitance physique et psychologique, et même des cas de morts. Telle est la réalité de ces centres à laquelle de nombreux adolescents font face, et ce soulève des questions alarmantes sur le système des adolescents difficiles.
Source : www.rollingstone.com
