Nouvelle série Cristóbal Balenciaga : le pouvoir, la politique et le drame de la haute couture

La vie de Cristóbal Balenciaga : une série à ne pas manquer
Né dans un petit village de pêcheurs du Pays basque sur la côte nord de l’Espagne à la fin du XIXe siècle, Cristóbal Balenciaga (1895-1972) est devenu l’un des plus innovants et des plus influents créateurs de mode du XXe siècle, et le roi de la mode à Paris.
Son dévouement au travail de la couture lui vient de sa mère couturière et a été reconnu par l’aristocratie locale espagnole qui a su reconnaître ses talents. Un mécénat lui a permis de faire un apprentissage de tailleur à San Sebastián, où il a ouvert son premier atelier de couture en 1919 à l’âge de 24 ans, avant d’ouvrir par la suite son atelier à Madrid.
La mode dans un monde d’après-guerre
Nous rencontrons Balenciaga en 1937, un an après avoir accepté la prestigieuse appellation de “couturier” décernée par la Chambre Syndicale de la couture Parisienne. Ses compétences en tailleur et en couture, ainsi que ses créations novatrices, ont été cruciales pour le succès et l’impact durable de la haute couture du milieu du XXe siècle – un fait soigneusement mis en avant dans la série.
La série retrace également les difficultés politiques et économiques de la mode au milieu du XXe siècle. Les créateurs ont dû défendre leur réputation et leur intégrité créative face aux armées d’invasion et aux espions d’entreprises. Parallèlement, les traditions artisanales de la couture ont dû faire face à la montée et à l’expansion de la fabrication en série de la mode prêt-à-porter.
Un élément passionnant de l’influence de Balenciaga dans la haute couture était son utilisation inspirée des vêtements traditionnels espagnols et des ornements et des insignes catholiques, qu’il a intégrés dans ses collections.
Dans les épisodes un et deux, nous le voyons lutter pour définir le style de sa maison de couture jusqu’à ce qu’il revisite ses livres d’art et de costumes historiques pour trouver de l’inspiration. Cette plongée dans la mémoire culturelle du vêtement révèle l’authenticité, la signification et la profondeur de ses créations qui émergent de ses racines espagnoles.
Industrie et passion
Cette série est écrite, réalisée et décorée par ceux qui respectent la place des idées, des compétences et de l’innovation dans la pratique de la fabrication d’objets conçus. La magie de Balenciaga est fondée sur une dévotion intense et infatigable à une forme d’art. Partout, nous voyons des mains, des outils, des textiles manipulés, coupés, pliés, cousus, ajustés, et finalement façonnés sur un corps prêt à être vu et, ultimement, vendu.
Un autre aspect intéressant de la série est le pouvoir croissant des médias d’influencer le rythme du changement dans les marchés de la mode. Un personnage important tout au long de la série est Carmel Snow, rédactrice en chef de l’édition américaine du magazine influent Harper’s Bazaar. Snow avait le pouvoir de faire ou de défaire la fortune même des plus grands couturiers, car sans une exposition médiatique, il n’y aurait pas d’intérêt client, ni de commandes.
Cette série est vivement recommandée et constitue un élément important de l’histoire dramatisée de la mode. Comme ce que nous portons est une facette de notre identité, la mode est au cœur aussi bien des événements quotidiens qu’extraordinaires. Cette série témoigne du fait que la conception, la fabrication et la promotion de vêtements impliqueront toujours passion et drame.
Source : www.mindfood.com
