Voir ou passer?

Voir ou passer?

La docuserie The Enfield Poltergiest, réalisée par Jerry Rothwell, plonge dans une affaire célèbre datant de 1977-78, celle des Hodgsons, une famille de la banlieue de Londres, plus précisément dans le quartier d’Enfield, qui prétendait être hantée par un poltergeist. Le documentaire comprend des interviews traditionnelles avec des personnes ayant documenté le phénomène paranormal pour la BBC et des journaux tels que le Daily Mirror, ainsi que des proches de la famille et des enquêteurs Maurice Grosse et Guy Lyon Playfair. Cependant, une grande partie du documentaire est constituée d’acteurs qui font de la synchro-lèvre sur des enregistrements réels créés par Grosse, Playfair et d’autres à l’intérieur de la maison affectée.

Recherches initiales

Le membre de la Society for Psychical Research Maurice Grosse était à la recherche d’un “bon cas de poltergeist” lorsque l’association a entendu parler des Hodgsons. Ils ont donc demandé à Grosse d’enquêter. La famille – la mère célibataire Peggy, les enfants Margaret, Janet et Billy – rapportait des événements étranges tels que des coups dans les murs, des meubles se déplaçant seuls ou encore des briques Lego qui volaient. Grosse s’est rendu chez eux avec un magnétophone à bobines afin d’enregistrer les interviews et de capturer d’éventuels sons inhabituels.

Amplification du phénomène

A mesure que Grosse accumulait les preuves, de plus en plus de personnes ont rapporté avoir entendu et vu les mêmes choses dans la maison, y compris des policiers appelés sur les lieux et des journalistes qui couvraient l’affaire. De plus, les cousins et voisins des Hodgsons, John et Paul Burcombe, se sont impliqués pour protéger les membres de leur famille.

La tension se concentre sur Janet

Playfair, écrivain spécialisé dans les phénomènes paranormaux, s’est porté volontaire pour aider Grosse lorsque ce dernier a présenté ses premières conclusions à la SPR (Society for Psychical Research). Les deux enquêteurs ont passé des mois dans la maison, enregistrant chaque soir ce qu’ils entendaient sur différents magnétophones. Il semblait que le poltergeist se nourrissait de tension et concentrait son attention sur Janet, qui était particulièrement hantée par l’esprit. Sa peur et son insomnie étaient si intenses que Grosse a proposé à l’équipe éducative de Janet de partir en vacances en espérant que les phénomènes cesseraient. Cependant, dès leur retour, les activités paranormales ont repris de plus belle.

Une expérience terrifiante

La force de The Enfield Poltergiest réside dans sa reconstitution de lip-synch, qui donne vie aux enregistrements de manière bien plus efficace que s’ils étaient simplement diffusés sur des images de magnétophones. Les acteurs, parfaitement investis dans leurs rôles, parviennent à faire croire aux spectateurs qu’ils assistent aux événements réels décrits dans les enregistrements. De plus, les archives visuelles et les interviews captivent les spectateurs et donnent à la série le juste équilibre entre authenticité et sensationnel.

The Enfield Poltergiest offre une perspective unique sur cette affaire, et son choix d’utiliser des acteurs pour interpréter les enregistrements renforce l’aspect terrifiant de l’histoire. Nous recommandons donc de la regarder.

Source : decider.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.