Critique de Ripley : le thriller de Patricia Highsmith revient en série TV.

Une nouvelle adaptation de “The Talented Mr. Ripley” sur Netflix
La série limitée en huit parties “Ripley” est une adaptation de renom du thriller psychologique emblématique de Patricia Highsmith de 1955. Réalisée par le célèbre cinéaste Steven Zaillian, cette nouvelle version propose une esthétique visuelle époustouflante exclusivement en noir et blanc, avec un casting manifestement prometteur.
Cependant, malgré ces éléments attrayants, la série peine à convaincre en raison de certains choix de casting inhabituels et de séquences excessivement longues qui finissent par lasser.
Des choix de casting discutables
Andrew Scott incarne Tom Ripley, un escroc de bas niveau à New York, qui se retrouve impliqué dans une affaire délicate menée par le magnat du transport Herbert Greenleaf. Le duo se rend ensuite en Italie, où Tom doit convaincre Dickie Greenleaf, le fils de Herbert, de revenir aux États-Unis.
Le principal problème réside dans le décalage d’âge entre les acteurs principaux. Avec Andrew Scott, 47 ans, dans le rôle de Tom et Johnny Flynn, 41 ans, dans celui de Dickie, la crédibilité des personnages en est grandement affectée. De plus, le développement du personnage de Tom de New York à l’Italie est si soudain qu’il en devient peu réaliste.
Une intrigue moins complexe que le film de 1999
Malgré ses huit épisodes, la série offre une intrigue moins complexe que le film de 1999, en négligeant des éléments clés du scénario origina. La disparition du personnage de Meredith Logue, interprété par Cate Blanchett, et les omissions par rapport aux précédentes adaptations, nuisent à la profondeur et à la richesse de l’histoire de “Ripley”.
Au final, bien que visuellement attrayante avec des moments sporadiquement efficients, “Ripley” peine à captiver pleinement son public en raison de ses défauts de scénario et de direction.
Source : chicago.suntimes.com
