Dave Chappelle provoque à nouveau avec “The Dreamer” : une série de blagues sur les transgenres

Dave Chappelle provoque à nouveau avec “The Dreamer” : une série de blagues sur les transgenres

Le rêveur

Le dernier spectacle humoristique de Dave Chappelle pour Netflix, intitulé “The Dreamer”, s’ouvre sur une citation d’Henry David Thoreau sur la nature du succès, avant de capturer le comique en noir et blanc et de le filmer en slow-motion dans la foule du Lincoln Theatre de Washington, D.C, là même où il a filmé sa première spéciale de stand-up, “Killin’ Them Softly”, il y a 24 ans. Beaucoup de choses ont changé depuis alors, comme le souligne le comique de 50 ans.

La nostalgie de la salle cède bientôt la place à une histoire personnelle sur la mort de son père avant qu’il ne puisse assister à cette première spéciale, et un hommage au regretté comique Norm Macdonald pour l’avoir aidé à retrouver de l’enthousiasme en l’invitant sur le set de “Man on the Moon” pour rencontrer l’un de ses idoles du stand-up, Jim Carrey.

Changement de ton

Il sourit de toutes ses dents, fier de sa répartie, avant d’exclamer : “C’est parti! Si vous êtes venus ici ce soir en pensant que je vais encore me moquer de ces gens-là, vous vous êtes trompés de spectacle. Je ne vais plus m’embêter avec eux. C’était pas la peine. Je ne dirais plus rien à propos des transgenres. Peut-être trois ou quatre fois ce soir, mais c’est tout. J’en ai assez de parler d’eux. Et vous voulez savoir pourquoi j’en ai marre de parler d’eux ? Parce que ces gens ont agi comme si j’avais besoin d’eux pour être drôle. Eh bien, c’est ridicule! Je n’ai pas besoin de toi. J’ai un tout nouvel angle. Vous n’imaginerez jamais ce qui va venir. Je ne fais plus de blagues sur les transgenres. Vous savez ce que je vais faire ce soir? Ce soir, je fais toutes des blagues sur les handicapés. Eh bien, ils ne sont pas organisés comme les homosexuels, et j’adore leur donner des coups de poing.”

Chappelle dit qu’il a essayé de “réparer sa relation avec la communauté transgenre” en écrivant “une pièce très triste, mais émouvante” sur “une femme noire, transgenre dont le pronom est malheureusement ce mot. C’est un film qui tire des larmes. À la fin de la journée, elle meurt de solitude parce que les libéraux blancs ne savent pas comment lui parler.”

Restons positifs

Ce qui est dommage, c’est que “The Dreamer” de Chappelle est, comme certains de ses spectacles précédents sur Netflix, obsédé de façon excessive par la communauté transgenre, car ce n’est pas un domaine dans lequel il excelle particulièrement, recourant à des prémisses et des punchlines puériles. Il existe bien sûr des moyens de raconter une blague sur les transgenres avec art, comme le fait Michelle Wolf dans son récent spécial Netflix “It’s Great to Be Here”, mais Chappelle est apparemment incapable de faire la plupart de ses sketches sans se moquer des organes génitaux ou des pronoms. C’est non seulement fatiguant, mais aussi dénué d’inspiration.

C’est un soulagement lorsque, après 15 minutes de blagues sur les transgenres pour ouvrir le spécial (avec une pique sur la paraplégie de l’ancien député Madison Cawthorn pour bien marquer le coup), Chappelle passe à un matériel différent, comme une petite histoire amusante sur pourquoi il aime aller seul dans les clubs de strip-tease, sa réaction à Will Smith en train de gifler son ami Chris Rock aux Oscars, et sa propre confrontation avec un agresseur sur scène au Hollywood Bowl, aboutissant à Chappelle consolant sa femme en lui donnant la clé de sa boîte de dépôt à la banque (résultant en une chute hilarante) et tous ses amis célèbres tabassant l’intru.

Reflexion

Chappelle conclut “The Dreamer” avec une longue histoire sur la manière dont sa deuxième émission de stand-up a mal tourné dans une boîte de nuit, avec de la musique forte, des mauvais producteurs et des mafieux russes. Chappelle, cependant, ne peut même pas faire cela sans glisser une pique sur des hommes transgenres.

Source : www.rollingstone.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.