Débat autour de la représentation violente du Mexique dans le film “Hurricane Season” sur Netflix

Plongée au cœur d’un village mexicain, où un groupe d’enfants découvre le corps sans vie de la sorcière du village. Un serpent se meut à ses côtés, alors que sa gorge est tranchée. Ce scénario est le point de départ de “La saison des ouragans”, un nouveau film Netflix basé sur le roman de la mexicaine Fernanda Melchor. Cette histoire sombre, violente et superstitieuse, nous mène dans une version tropicale et sans loi de la région rurale du Veracruz, l’état d’origine de Melchor. Une représentation des violences extrêmes qui se produisent là-bas et qui ont fait de cet État l’un des plus touchés par des atrocités.

L’inspiration dans la presse

Le roman qui a inspiré le film de entrelace les personnages et les perspectives, abordant la violence au Mexique d’une manière rarement vue. Melchor s’est inspirée des pages de faits divers des journaux pour créer ce récit sombre. Elle s’est ensuite attelée à sa rédaction en se donnant du champ pour laisser son imagination remplir les blancs que l’enquête aurait dû remplir.

Mexique a connu une montée en flèche de la violence depuis 2006, date du début de la militarisation de la “guerre contre la drogue”. Et le bilan est lourd, avec plus de 30 000 meurtres en 2022, ce qui pousse les écrivains comme Melchor à se pencher sur cette dure réalité. Le livre a été publié en 2017 et Sophie Hughes, sa traductrice, a été nominée pour le prix International Booker en 2020.

“Un safari derrière une vitre pare-balles”

L’accueil réservé au livre et au film a été partagé. Quelques critiques reprochent à “La saison des ouragans” de s’enliser dans une fixation sur la violence et la misère. Pourtant, les créateurs du film défendent leur œuvre en affirmant avoir pris le risque de briser ce tabou pour sensibiliser ceux qui le regarderont.

La représentation de la torture et de la misère dans le film pourrait choquer, mais plonger dans un sujet aussi fort et cru est une démarche risquée mais nécessaire. Le but étant de briser les tabous et d’ouvrir les yeux de ceux qui n’ont jamais été confrontés à une telle réalité.

Source : www.theguardian.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.