Hollywood propose une nouvelle entente aux scénaristes pour mettre fin à la grève et exploiter le potentiel de Netflix

Les négociations entre Netflix et les scénaristes pour une nouvelle convention collective sont en cours et de plus en plus intenses. Les deux parties tentent de trouver un accord sur l’augmentation des salaires et d’autres changements nécessaires pour s’adapter à l’évolution du paysage télévisuel.
Les enjeux de la négociation
Le Syndicat des scénaristes d’Amérique, qui représente environ 11 500 écrivains à travers le pays, a lancé une grève le 2 mai pour demander une augmentation des salaires et des modifications de leur contrat qui n’avaient pas suivi l’évolution de la télévision en streaming et des autres technologies. Cette grève, associée à celle des acteurs, a pratiquement paralysé la production de nouveaux films et de séries télévisées.
Ted Sarandos, co-PDG de Netflix, a émergé en tant que force majeure pour parvenir à un accord avec les scénaristes, selon des sources proches du dossier. Plus récemment, Bob Iger, PDG de Walt Disney, s’est également joint à lui pour plaider en faveur d’un accord.
Les propositions en cours
Lors de la dernière réunion entre le syndicat et les studios, qui a eu lieu le 11 août, de nouvelles conditions ont été présentées. Les deux parties doivent se rencontrer à nouveau cette semaine pour discuter de la réponse du syndicat.
La proposition comprend notamment une augmentation de plus de 20% des paiements de droits d’auteur lorsque leurs émissions sont diffusées sur des réseaux autres que celui d’origine. Ils ont également proposé des augmentations de salaire et une durée minimale de travail pour les scénaristes dans les “mini-rooms”, où un nombre restreint d’écrivains travaillent avant que la série ne soit sélectionnée ou renouvelée.
Les studios proposent une augmentation de 5% du salaire de base la première année, soit une hausse par rapport à leur offre précédente de 4%. Les scénaristes réclament quant à eux une augmentation de 6% au cours de la première année du contrat de trois ans.
Les négociations se poursuivent et il reste à voir si les deux parties parviendront à un accord satisfaisant pour les scénaristes et les studios de production.
Source : www.crainsnewyork.com
