La fièvre des mini-séries secoue la scène des courts métrages en Chine, mais des scénarios de mauvais goût risquent de provoquer la colère des régulateurs

La fièvre des mini-séries secoue la scène des courts métrages en Chine, mais des scénarios de mauvais goût risquent de provoquer la colère des régulateurs

La ruée vers le contenu vidéo en ligne en Chine

La mini-série télévisée fait partie de la ruée vers l’or des producteurs de vidéos en ligne en Chine, où une nouvelle tendance de visionnage en rafales de courtes émissions sur des appareils mobiles a émergé. Cependant, le secteur a été soumis à un examen réglementaire accru, avec l’Administration nationale de la radio et de la télévision (ANRT) lançant en novembre une action pour examiner la production, le marketing et les valeurs sociales associées à ce contenu.

La production de mini-séries en Chine

Malgré ces risques, les sociétés de production locales se sont précipitées pour produire ces mini-séries, qui sont généralement composées de 100 épisodes ou plus, chacun d’environ une à cinq minutes, dans des délais et des budgets serrés. Le tournage de toute une série peut être achevé en une semaine. Les budgets de production sont généralement bas, oscillant entre 200 000 et 300 000 yuans, selon Cai Juntao, vice-président du groupe Hixi Media, une société de production de contenus basée à Pékin. La société de littérature en ligne iReader a déclaré qu’elle était en mesure de sortir entre 15 et 18 émissions différentes chaque mois.

L’attrait des mini-séries en Chine

Malgré les faibles budgets et la sortie rapide de ces émissions, les internautes chinois les apprécient alors que beaucoup d’entre elles s’inspirent fortement de thèmes populaires au sein de la littérature et de la culture chinoises. Les experts de l’industrie indiquent que les thèmes communs incluent un milliardaire qui tombe amoureux d’une femme de ménage ou d’un employé de bureau modeste, ou une personne issue d’un milieu défavorisé se réveillant soudainement avec des super pouvoirs. Les intrigues souvent kitsch mais dynamiques, avec de nombreux rebondissements et des scènes régulières de contenu sexuel ou violent, ont rapidement captivé l’attention.

Le modèle économique des mini-séries

Les mini-séries utilisent le modèle économique “freemium”, qui offre des fonctionnalités de base d’un service aux utilisateurs gratuitement et facture un supplément pour des fonctionnalités avancées. Dans ce cas, des extraits des émissions sont promus via des plates-formes de vidéos courtes comme Douyin de ByteDance, la version chinoise de TikTok, et son rival Kuaishou pour accrocher le public chinois obsédé par les appareils mobiles, dont beaucoup proviennent des segments moins aisés du pays. Les dix premiers épisodes des émissions sont gratuits, les suivants nécessitent un paiement pour les débloquer, qui peut être fait pour des épisodes individuels ou pour le reste de la saison.

Source : www.scmp.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.