Portrayals of Pain in Netflix TV Shows and Movies: A Critical Analysis
Les représentations de la douleur dans les séries et films sont souvent trompeuses
Une nouvelle analyse des séries TV et des films regardés par les adolescents via le service de streaming Netflix suggère que les représentations de la douleur sont souvent inexactes, laissant penser que la douleur résulte uniquement d’un acte violent ou d’une blessure. Au lieu de banaliser l’expérience, Netflix pourrait faire davantage pour éduquer les jeunes sur des douleurs beaucoup plus courantes au quotidien, ont plaidé des psychologues au Canada et au Royaume-Uni.
Les adolescents regardant des séries populaires comme Stranger Things et Sex Education ou des films tels que Spiderman: Homecoming sont exposés en moyenne à 10 incidents de douleur par heure, selon une étude publiée dans la revue internationale Pain sous le titre “Le contexte socioculturel de la douleur chez les adolescents : représentations de la douleur dans les médias pour adolescents”.
Une analyse approfondie des médias destinés aux adolescents
Les chercheurs de l’Université de Calgary et de l’Université de Bath ont analysé comment les expériences de douleur des personnages étaient représentées dans différents médias destinés aux 12-18 ans. Ils ont examiné les incidents douloureux rencontrés par les personnages ainsi que les réactions des personnages eux-mêmes et de leur entourage face à ces incidents. Ils ont constaté que les personnages de films et de séries télévisées populaires sont généralement représentés comme réagissant de manière critique ou humoristique face à la douleur des autres.
Au total, les chercheurs ont identifié 732 incidents douloureux dans 10 films et six séries télévisées, avec une moyenne de 10,24 incidents de douleur par heure. La douleur violente ou causée par une blessure est le type de douleur le plus courant, survenant dans plus de la moitié des cas (57 %).
L’importance de représenter la douleur de manière réaliste
Les chercheurs soulignent la nécessité de représenter de manière réaliste et diversifiée les expériences de douleur et les souffrants. Les représentations actuelles renforcent des idées dépassées sur les genres et sont trompeuses. En présentant des réactions manquant d’empathie face à la douleur, les médias peuvent influencer les comportements dans la vie réelle.
Dr. Melanie Noel de l’Université de Calgary et Dr. Abbie Jordan de l’Université de Bath ont recommandé à Netflix et aux créateurs de films et de séries TV d’accorder davantage d’importance à la représentation de la douleur dans leurs œuvres pour influencer positivement les comportements des jeunes.
Source : www.jpost.com
