Tamara Rojo : Le ballet concurrence Netflix – c’est ce que le public attend | Danse
Une nouvelle vie à San Francisco
Après 27 ans passés à Londres, Tamara Rojo a déménagé à San Francisco il y a un peu plus d’un an. Malgré une attache profonde envers ses amis et les théâtres londoniens, elle ne regrette absolument pas sa décision. En effet, elle profite désormais du soleil, de la mer et d’un trajet de seulement 10 minutes pour se rendre au travail, contrairement à un trajet de 90 minutes à Londres. “J’adore vraiment la ville, elle me donne un sentiment de chez moi”, confie-t-elle.
La direction artistique à San Francisco
Tamara Rojo a pris ses fonctions en tant que directrice artistique de la plus ancienne compagnie de ballet américaine, le San Francisco Ballet, en décembre 2022, succédant ainsi à Helgi Tómasson, qui a dirigé la compagnie pendant 37 ans. Après une période d’adaptation, elle s’apprête à présenter sa première saison, fortement influencée par la culture britannique.
Rojo souligne la différence de financement entre le Royaume-Uni et les États-Unis, notant que le San Francisco Ballet doit lever ses fonds auprès de donateurs. Elle trouve cependant cela inspirant de rencontrer des personnes qui soutiennent la compagnie depuis des décennies. Elle cherche également à donner plus de place aux artistes émergents et à des projets plus risqués.
Une approche artistique ouverte
Elle souhaite également impliquer davantage le public en partageant des extraits ou des œuvres en cours de réalisation afin d’obtenir des retours, tout en reconnaissant la nécessité de concurrencer des plateformes comme Netflix en termes d’excellence et de production.
Outre sa vision artistique, Rojo est également très impliquée dans tous les aspects de gestion de la compagnie. Elle s’efforce de trouver des récits pertinents pour la société d’aujourd’hui, tout en mêlant l’héritage du ballet classique avec des créations plus contemporaines.
Le patrimoine artistique britannique à l’honneur
Cette saison comprendra des créations de jeunes chorégraphes, des classiques et des créations britanniques. Rojo prévoit notamment d’introduire des pièces du répertoire du ballet britannique, tels que Song of the Earth de Kenneth MacMillan et Marguerite and Armand de Frederick Ashton. Elle souligne également l’importance de transmettre l’héritage artistique aux nouvelles générations.
Rojo décrit avec enthousiasme les qualités de ses danseurs américains, mettant en avant leur courage, leur ouverture en studio et leur appétit pour de nouvelles expériences. Elle note également la différence entre la diplomatie britannique subtile et l’approche plus directe des Américains.
Source : www.theguardian.com
