Diffusez-le ou passez à autre chose ?

Diffusez-le ou passez à autre chose ?

Envie d’un bon documentaire true crime ? Ne ratez pas “Missing : The Lucie Blackman Case” sur Netflix. Ce récit captivant vous plonge dans la disparition de Lucie Blackman, une jeune britannique qui travaillait comme hôtesse à Tokyo en 2000. L’histoire révèle les dessous sombres de l’exploitation et du danger qui se cachent derrière la façade polie et sûre du Japon. La quête de justice de son père, Tim, bousculera les conventions et révélera un réseau de corruption insoupçonné. Prêt à plonger dans les méandres de cette enquête palpitante ?

Le récit

En été 2000, Lucie Blackman disparaît mystérieusement à Tokyo où elle travaille comme hôtesse. Cette disparition fait éclater au grand jour le côté sombre et corrompu du club Roppongi, un lieu d’exploitation et de danger. Son père, Tim, veut à tout prix retrouver sa fille. Convaincu que la police japonaise n’accordera pas une attention suffisante à Lucie en raison de sa nationalité étrangère, il décide de faire intervenir les tabloïds britanniques et obtient même l’attention du Premier Ministre Tony Blair.

Cependant, les projecteurs ne ramèneront pas sa fille. Le travail acharné d’une enquêtrice déterminée, Nauryama, révélera finalement la présence d’un prédateur sexuel à Roppongi. Lorsque les soupçons se portent sur Jo Obara, un riche président d’une société de gestion immobilière, l’affaire prend une tournure inattendue pour toutes les personnes impliquées.

Pourquoi devriez-vous le regarder ?

Si vous aimez les documentaires sur les étrangers en difficulté à l’étranger, qu’ils soient responsables de leur situation ou pris au piège du destin, “Missing : The Lucie Blackman Case” vous rappellera des documentaires Netflix tels que “Amanda Knox” ou “La disparition de Madeline McCann”.

Un témoignage poignant

Il n’y a pas de “performance” à proprement parler dans un documentaire. Mais le personnage qui suscite le plus de sympathie, malgré ses défauts, est le superintendant Akira Mitsuzane. Sa façon de continuer à vivre avec les conséquences de l’affaire et d’honorer l’héritage de Lucy apporte une lueur d’espoir rare dans un film sombre.

Notre avis

Il est vraiment choquant de constater que le réalisateur de “Missing : The Lucie Blackman Case” n’est pas occidental. Le réalisateur Hyoe Yamamoto construit l’histoire autour du point de vue d’un étranger, ce qui donne l’impression que le documentaire suit une narration classique de “femme blanche en danger”. L’axe narratif du film tourne autour de Tim Blackman, même si la majeure partie des recherches pour découvrir la vérité a été réalisée par la police japonaise. Parler davantage de ces tensions et expliquer les contextes culturels aurait été bénéfique. Sans cette réflexion approfondie, ce documentaire true crime se contente de fixer du regard le pays où se déroule l’affaire sans vraiment l’explorer.

Notre verdict

À éviter. Les amateurs de true crime qui avalent tout ce qui a une once d’intrigue pourraient trouver “Missing” intéressant. Cependant, même eux devront admettre que ce récit laisse beaucoup à désirer. Que ce soit à cause du point de vue déformé ou du manque d’imagination au-delà des aspects spécifiques de l’affaire, ce documentaire de 82 minutes manque sa cible.

Source : decider.com

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Mikael Buxton

Mikaël Buxton est fan de séries télé depuis l’enfance. Il a lancé Series-80.net en 2003 pour partager sa passion des séries cultes des années 70, 80, 90 et début 2000. Aujourd’hui, il continue de faire vivre ces souvenirs en écrivant sur leurs retours, reboots, et secrets de tournage.